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Conférence – Le corps humain au prisme des lois de bioéthique: quelles évolutions ?, le 4 février

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La thématique annuelle 2021 du cycle des conférences scientifiques des Ouvertures est sur “Le Corps”. Cette thématique avait été abordée lors du cycle 2010/2011 et nous avons donc pensé qu’il serait intéressant de revenir, 10 ans après, sur les sujets qui avaient été abordés afin de mettre en avant l’évolution de la recherche dans ces domaines. Ainsi, seront abordés : la bioéthique, la maladie d’Alzheimer, la peau, l’obésité et le sport.

Depuis plus de vingt ans, les Ouvertures de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, cycle annuel de conférences grand public organisé par le Pôle Culture, contribuent à une meilleure connaissance des enjeux des sciences contemporaines. Ces conférences, suivies d’un échange entre le citoyen et le scientifique, sont animées en priorité par nos enseignants-chercheurs et scientifiques. Des scientifiques extérieurs de renommée internationale ou des personnalités présentant des thèmes d’actualité peuvent également intervenir.

Dans ce cadre, la première conférence portera sur : “Le corps humain au prisme des lois de bioéthique : quelles évolutions ?”.

En 1994 étaient adoptées les premières lois de bioéthique visant principalement à encadrer les usages médicaux et scientifiques du corps humain. Ces lois ont, pour la première fois, défini un statut du corps humain au sein du code civil et en ont décliné les possibles utilisations dans le code de la santé publique. Fondé sur une volonté de protection, ce cadre juridique fait du corps le support physique de la personne humaine et de ses droits. Il doit ainsi, par principe être respecté et est considéré comme inviolable. La loi exige par conséquent que plusieurs conditions soient réunies pour permettre d’y avoir accès. La philosophie initiale de ce cadre juridique était de sécuriser, pour les professionnels de santé, les interventions sur le corps humain que celles-ci soient destinées au soin de la personne ou de tiers ou à la recherche et de doter les individus de droits sur les actes, notamment médicaux, pouvant être réalisés sur leur corps. Plus de 25 ans plus tard et quelques révisions législatives, cet encadrement a évolué sous l’influence de deux facteurs principaux : les avancées scientifiques et les demandes de la société. En effet, le corps est aujourd’hui plus facilement accessible, ses éléments peuvent mieux être conservés voire modifiés ou transformés. Si le corps physique reste bien évidement protégé, il est de plus en plus dématérialisé grâce aux outils numériques le transformant alors en données de santé qui disposent également d’une protection particulièrement rigoureuse. De plus, la finalité médicale, pilier de la construction législative, doit aujourd’hui faire place aux revendications de la société pour permettre l’usage de techniques à des fins qui ne sont plus considérées comme médicales. Dès lors, les diverses révisions des lois de bioéthique ainsi que leur révision en cours, sans modifier en profondeur le socle des principes de protection du corps adoptés en 1994, a dû évoluer et s’adapter à ces nouveaux défis.

Date : le 4 février 2021 de 12h30 à 13h30

Format : lieu ou lien précisé ultérieurement, en fonction des nouvelles directives sanitaires

Intervenante : Emmanuelle Rial-Sebbag, Directrice de recherches Inserm, UMR 1295 Inserm / Université Toulouse III Paul Sabatier – CERPOP, Responsable de l’équipe BIOETHICS

[Emmanuelle Rial-Sebbag est également Responsable scientifique de la Plateforme]


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