Societal | Atelier 2011
Génotoul Sociétal Éthique & Biosciences Enjeux sociétaux liés à la génomique et aux biotechnologies
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Atelier 2011

“Enjeux éthiques de la biologie synthétique”

La biologie synthétique fait l’objet de « une » dans des journaux scientifiques ! Le journal Science a d’ailleurs publié, le 20 mai 2010, un article d’une équipe de recherche, emmenée par Craig Venter, revendiquant la création de la première cellule dotée d’un ADN entièrement réalisé par ordinateur. Pour Venter, cela représente “une étape importante scientifiquement et philosophiquement”. Ceci est repris dans la presse avec des titres accrocheurs sur la création de la vie ; on s’interroge : de quoi s’agit-il ? Est-ce que générer des êtres biologiques qui n’existent pas dans la nature ou caractériser le minimum nécessaire pour que la vie existe est un enjeu important ? Quel rapport entre la chimie de synthèse et la biologie de synthèse ? S’agit-il de science nouvelle, d’ingénierie nouvelle, d’un saut philosophique autant que technologique ? S’agit-il d’OGM ou d’autre chose ? Est-ce une vraie révolution ou une nouvelle façon de désigner quelque chose qui existe déjà ? Qui est concerné, qui fait de la biologie synthétique et que peut-on en attendre ou en craindre ? Cet atelier propose d’entrer dans les débats sur la biologie synthétique en se penchant dans un premier volet sur les définitions de la biologie synthétique et la caractérisation des enjeux éthiques qui s’y attachent, dans un deuxième volet sur ses enjeux sociaux et économiques et dans un troisième volet sur les enjeux philosophiques et de communication autour de la biologie synthétique.



  • Volet 1 : Définitions et usages de la biologie synthétique : enjeux éthiques
  • Volet 2 : Aspects sociaux et économiques de la biologie synthétique
  • Volet 3 : Biologie synthétique et vie artificielle

Définitions et usages de la biologie synthétique : enjeux éthiques – 7 avril, Faculté de Médecine, Toulouse


Animatrice
  • Emmanuelle Rial-Sebbag, Juriste, Chargée de recherche, UMR 1027 Inserm et Université Paul Sabatier-Toulouse III, Membre de la Plateforme Genotoul Societal
Intervenantes
  • Dorothée Benoit-Browaeys, Journaliste scientifique, Spécialiste des enjeux sociaux des développements scientifiques dans le domaine du vivant, Déléguée générale de VivAgora, Paris
  • Anne Cambon-Thomsen, Médecin généticienne, Directrice de recherche CNRS, UMR 1027 Inserm et Université Paul Sabatier – Toulouse III, Responsable de la Plateforme Genotoul Societal et Membre du Groupe Européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies

Bien définir le champ de la biologie synthétique alors même qu’il n’en existe pas une définition unique et faisant l’objet d’un consensus au niveau international est un exercice important pour éclairer les contours de la réflexion de ce premier volet de l’atelier. La complexité d’un champ peut être révélatrice des enjeux. Et que dire des usages multiples, déjà réels ou seulement imaginés, de cette biologie, du contexte de la recherche fondamentale aux enjeux industriels ou à la biologie dite “de garage”, chacun pouvant rassembler des informations utiles pour développer individuellement certains aspects de la biologie synthétique. Dessiner ce paysage scientifique et technique aujourd’hui et analyser comment un groupe d’éthique au niveau européen saisi sur ce domaine est important ; la façon dont il a identifié et caractérisé les questions qui lui ont paru d’intérêt majeur permet de lancer la réflexion et le débat et de positionner le débat public et le rôle des scientifiques parmi toutes les parties prenantes.


Aspects sociaux et économiques de la biologie synthétique – 12 mai, Hôtel de Région, Toulouse


Animateur
  • Pascal Ducournau, Sociologue, Enseignant – Chercheur, Université de Toulouse – CUFR JF Champollion, Inserm
Intervenants
  • François Képès, Directeur de recherche au CNRS, Institut de Biologie Systémique et de Synthèse, Co-fondateur et Directeur du programme d’Epigénomique (Genpole, CNRS), Evry
  • Raphaël Larrère, Ingénieur agronome, Directeur de recherche à l’INRA spécialisé en éthique environnementale et Directeur de la collection Sciences en questions des éditions Quae

Après avoir tenté de définir le champ complexe de la biologie synthétique et en avoir évoqué les enjeux éthiques dans un premier volet, nous nous intéressons aux aspects sociaux et économiques de cette “discipline” dans ce second volet de l’atelier. Nous aborderons en particulier les questions suivantes : La biologie synthétique relève-t-elle bien de l’art de l’ingénieur ? En d’autres termes, s’agit-il d’une démarche de construction aux effets attendus ou plutôt d’une démarche d’utilisation d’un dispositif susceptible de faire émerger des résultats nouveaux et imprévisibles, donc tout aussi bien porteurs d’espoirs que de risques ? Les espoirs fondés sur les développements potentiels de la biologie synthétique prédisent-ils une révolution scientifique et technologique ? Ne sont-ils pas plutôt des effets d’annonce destinés à mobiliser de quoi financer la recherche ?


Biologie synthétique et vie artificielle – 16 Juin, Muséum d’Histoire Naturelle, Toulouse


Animateur
  • Joël Gellin, Généticien, Directeur de recherches à l’INRA, Auzeville
Intervenant
  • Jacques Lefrançois, Professeur de philosophie, Généticien, Université Paul Sabatier – Toulouse III

 


Y a-t-il un protocole conduisant au comportement vivant de la matière et la vie peut-elle être le résultat d’une suite d‘opérations techniques ? Les hommes peuvent-ils remplacer le créateur ? Faut-il au contraire penser que tout artifice biologique n’est possible que par la transformation de systèmes vivants déjà existants ? Un des enjeux que sous-tendent ces questions est, sur le plan économique, la possibilité de considérer ces systèmes comme des systèmes inertes à une opération près, c’est-à-dire comme des objets industriels normaux. Mais peut-on privatiser la nature ? De quel génie un système actuellement vivant est-il l’œuvre ? Son existence est-elle un miracle improbable ou le résultat d’une suite d’événements reproductibles ? La nature travaille-t-elle comme le biologiste synthétique ?