Societal | Atelier 2007
Génotoul Sociétal Éthique & Biosciences Enjeux sociétaux liés à la génomique et aux biotechnologies
Génotoul Sociétal Éthique & Biosciences Enjeux sociétaux liés à la génomique et aux biotechnologies
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Atelier 2007

“Liberté de la recherche en génomique, éthique et attentes sociales : un dialogue en construction”

La liberté de la recherche est reconnue comme un principe qui a trouvé sa place au sein de notre arsenal constitutionnel et législatif depuis 1982 : “Le service public de l’enseignement supérieur doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique” (Loi du 26.1.84 sur l’enseignement supérieur). Elle est réaffirmée dans le domaine de la génomique dans la déclaration Internationale de l’Unesco sur le génome humain et les Droits de l’homme (1997) qui stipule dans son article 12 que : “(a) Chacun doit avoir accès aux progrès de la biologie, de la génétique et de la médecine concernant le génome humain, dans le respect de sa dignité et de ses droits. (b) La liberté de la recherche, qui est nécessaire au progrès de la connaissance, procède de la liberté de pensée. Les applications de la recherche, notamment celles en biologie, en génétique et en médecine, concernant le génome humain, doivent tendre à l’allégement de la souffrance et à l’amélioration de la santé de l’individu et de l’humanité tout entière.” Mais la liberté de la recherche ne peut pleinement être définie et appréhendée qu’en examinant ses ressorts, ses limites et ses contours modulés par le jeu d’acteurs multiples. En effet, on voit bien comment des attentes sociales influencent l’exercice de la recherche et ses applications. C’est à une réflexion sur ce thème que la plateforme, en partenariat avec la Mission d’animation des agrobiosciences, invite la communauté scientifique pour cet atelier.


  • Volet 1 : Liberté de la recherche, opinion publique et attentes sociales
  • Volet 2 : Liberté de la recherche, jugement et opinions scientifiques
  • Volet 3 : Liberté de la recherche et pilotage des choix scientifiques

Liberté de la recherche, opinion publique et attentes sociales – 19 avril, Faculté de Médecine, Toulouse


Animateur
  • Pierre Boistard, Directeur de recherches émérite à l’INRA, Auzeville
Intervenants
  • Patrick Champagne, Sociologue, Membre du Centre de sociologie européenne de l’EHESS, Paris
  • Joël Gellin, Généticien, Directeur de recherches à l’INRA, Auzeville
  • Baudouin Jurdant, Professeur à l’Université de Paris VII, Directeur du Centre de Recherche sur l’Interculturalité et la Circulation des Savoirs, Paris

Jusqu’à un passé récent toute avancée de la connaissance était considérée comme source du progrès humain. La recherche est maintenant sommée de répondre à une demande sociale née en dehors du monde de la recherche. Cette nouvelle attitude vis-à-vis de la science pose deux types de questions : 1) Qu’est-ce qui met en mouvement l’opinion publique pour lui faire exprimer une demande sociale ? Qu’est-ce qui crée l’opinion publique dans le domaine de la science et de ses conséquences pour la société ? Peut-on définir une opinion publique et, même un public ? 2) Comment concilier la liberté de la recherche, indispensable à sa créativité, et une demande sociale exigeante, même si son origine est imprécise ? Quels sont les lieux et les modalités de rencontre entre les chercheurs et “la demande sociale”, entre les chercheurs et le public ?


Liberté de la recherche, jugement et opinions scientifiques – 31 mai, Hôtel de Région, Toulouse


Animatrice
  • Emmanuelle Rial-Sebbag, Juriste, Chargée de recherche, UMR 558 Inserm, Membre de la Plateforme Genotoul Societal et Membre d’un Comité de Protection des Personnes
Intervenants
  • Gilles Boetsch, Anthropologue, Directeur de l’UMR 6578, Président CS CNRS, Membre du Comité d’Éthique du CNRS (COMETS), Marseille
  • Anne Cambon-Thomsen, Médecin généticienne, Directrice de recherche CNRS, UMR 558 Inserm, Responsable de la Plateforme Genotoul Societal et Membre du Groupe Européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies
  • Georges Waysand, Physicien, Euroscience, Paris

Alors que chacun admet qu’il existe des sujets dominants et des modes en science, la question du fondement des choix de leurs domaines de recherche par les chercheurs n’est pas souvent explicitée. Y-a-t’il des sujets tabous ? Les controverses scientifiques sont-elles des stimuli de recherche ? Comment naissent de nouveaux concepts de recherche ? Quel est le degré de liberté du chercheur au regard du jugement de ses pairs et des courants dominants ? L’évaluation est-elle un frein ou un stimulant pour l’originalité et l’ouverture de nouveaux fronts ? Quelle place peut tenir l’éthique dans ces choix ? Comment la communauté scientifique borne-t-elle elle-même sa liberté de recherche ?


Liberté de la recherche et pilotage des choix scientifiques – 28 Juin, INRA, Auzeville


Animateur
  • Joël Gellin, Généticien, Directeur de recherches à l’INRA, Auzeville
Intervenants
  • Hervé Chneiweiss, Directeur de recherches au CNRS, Collège de France, UMR 752 Inserm, Auteur de plusieurs livres touchant à l’éthique en science et Membre du Comité ERMES Inserm, Paris
  • Claude Kordon, Membre du Comité consultatif national d’éthique, Euroscience, Paris
  • Jean Tkaczuk, Immunologiste, Maître de conférences des Universités et Praticien hospitalier à la Faculté de Médecine Rangueil Toulouse, Conseiller régional responsable de la Commission “Recherche”

 


Les financements et les politiques de recherche ont une fonction fondamentale reconnue mais quel rôle y joue la communauté scientifique ? Quel est aussi le rôle de l’éthique dans ce pilotage : limite, moteur ou alibi ? Par quelles valeurs les choix d’orientations sont-ils guidés ? Les appels d’offre standardisés regroupant les sources de financement posent la question de l’orientation de la recherche vers les seuls sujets estimés éligibles. Le risque d’autocensure de la réflexion des chercheurs sur des sujets de recherches fondamentales non programmés, est prévisible. Le pilotage politico-économique risque-t-il d’étouffer la science ou celle-ci s’adaptera-t-elle à la nouvelle situation ?